Thierry
nous parle de sa défaite …

Salut
Framboise,
Juste un petit mot pour hier.
Simon mérite cette victoire, il a vraiment montré ses qualités de
combattant...
Pour ma part , je ne suis pas bien rentré dans le match, manque
d'agressivité, des fautes en volées amorties inhabituelles…
Physiquement, je ne sentais pas très bien. J'étais vite essoufflé et en
plus, les échanges des 2 premiers jeux ont été relativement longs.
Bref après gagné le 2ème , je voyais que j'étais très limite. Grosse
fatigue, puis hypoglycémie dans le dernier jeu.
Certes, en sortant du court, des médecins sont venus me voir et m’ont
conseillé d’aller aux urgences à l'hôpital, car j’ai effectivement pris un
coup dans les côtes vers la fin du 2ème.
Pendant 5 minutes, je n’ai pas pu bouger, mais après, je n’ai plus eu de
douleur..... Je tiens à préciser que cela n’a pas affecté mon jeu,
Simon a très bien joué.
Donc, par prudence, je suis allé a l'hosto pour un check-up, et je suis
rentré à 2h 30 du mat complètement crevé, mais je n'ai rien de cassé...
Voilà
Je rentre à Paris pour retrouver ma famille et me préparer pour le Super
Gerrard et le British Open…
A plus ...
Thierry

Nicol

Beachill

Symphony Hall
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FINI LES SURPRISES….
Comme je vous l’avais dit hier, pas
bon pour mes potes, ce tournoi… Mais bon, le spectacle continue, sans
aucune surprise dans les quarts, les meilleurs au classement ont gagné
haut la main, et d’après les compte-rendu de Coleen, les matchs ne
furent pas si accrochés que ça.
Par contre, on se retrouve avec des demi-finales marrantes,
Angleterre-Australie, Angleterre-Australie…
Super…..
NICOL EN PLEINE FORME….
Depuis quelques mois, on ne sait jamais comment Peter Nicol, le
numéro 1 mondial, va jouer. C’est une sorte de loterie… Eh bien,
aujourd’hui, son jeune compatriote Nick Matthew, numéro 8 mondial,
a tiré le mauvais numéro…
À 6/6 dans le premier, il semblerait que l’arbitre ait été très généreux
envers Peter, lui offrant 3 points de pénalités sur une raquette
d’argent. 9/6. À ce moment-là, Nick décide de changer de raquette, sans
succès. Il perd le premier 11/7.
Dans le 2ème, Peter prend très rapidement la tête, 7/2, mais Nick
s’accroche et revient au score 5/8. Mais Nicol ne lâchera plus un point,
et remporte aussi le second, 11/5.
De rabbia, Matthew marque 9 points d’affilés en 7 minutes, et emporte
royalement le 3ème 11/3, grâce à des balles d’une très grande précision
et à un jeu d’une grande solidité.
Dans le 4ème, c’est au tour de Matthew de recevoir un cadeau de
l’arbitre, paraît-il, alors que les deux joueurs en sont à 3/3. En grand
professionnel, nous dit Coleen, Peter Nicol garde sa concentration, et
en 43 minutes, il gagne sa place en demi-finale de l’US Open 11/8.
À la fin du match, Peter admet que « oui, certaines décisions
d’arbitrages ont été extrêmement surprenantes, mais qu’au bout du compte,
tout s’est équilibré…. »
Ben tiens !
[1] Peter Nicol bat [7] Nick Matthew
11-7, 11-5, 3-11, 11-8 (43m)
BEACHILL : 40 MINUTES POUR SE DEBARRASSER DE
RYDING…
Le rythme de jeu et la précision des retours du numéro deux mondial ont
été mortels pour Graham Ryding, le Canadien tombeur de Shabana au
premier tour.
Graham s’est bien battu, en particulier au 3ème, où il est mené 2/6, et
se rebiffe, marquant 7 points d’affilés, pour mener au score 9/6, et
prendre le jeu en 11 minutes 11/7.
Le 4ème est accroché, mais Beachill finit par se détacher, et gagne le
4ème et dernier jeu 11/7.
Et 1 demi-finale australo-anglaise, une !
[2] Lee Beachill bat Graham
Ryding
11-6, 11-6, 7-11,
11-7 (40m)
JENSON S’ARRÊTE EN QUART…
Et pourtant, il commence drôlement bien le match, le petit Australien…
En effet, mené 4/8, il se réveille et te prend le premier jeu 11/9.
L’euphorie est de courte durée. En 6 minutes, Palmer est à 9/2 au 2ème.
Dan Jenson sort alors la panoplie de ses coups, et éclabousse
David Palmer de son talent. 6/9. Mais Palmer en a vu d’autre, et
conclue 11/6.
Dans le troisième, c’est Palmer qui est à la barre, attaquant bien la
balle pour mener 7/1 en tout juste 3 minutes. Et même si Dan récupère
bien les attaques de son adversaire, il ne peut rien contre le rythme et
la longueur du jeu de l’ancien Champion du Monde.
À 8/2, Palmer se fait mal tout seul, en se heurtant sa propre raquette
contre ses côtes ! Bon, plus de peur que de mal, et cela ne l’empêche
pas de survoler de 3ème 11/3.
Le 4ème est un superbe spectacle : les deux joueurs sortent la panoplie
du brillant joueur de squash, mais c’est tout de même Palmer qui prend
la tête 7/4 (sur un « no let »), le jeu et le match 11/8, mais les
décisions très lentes de l’arbitre (et leurs approximations, nous dit
Coleen), ont énormément frustrés l’un et l’autre joueurs…
[4] David Palmer bat [Q]
Dan Jenson
9-11, 11-6, 11-3,
11-8 (45m)
PARKE : LE RÊVE
S’ÉVANOUIT….
C’est rageant quand même… Quand on pense que Thierry a battu très
facilement Joe Kneipp en Finale des Super Series, et que là, Joe
se débarrasse de Simon Parke en 3 sets en 42 minutes, on peut
vraiment avoir les b… quand on pense à la défaite de notre Thierry au
premier tour.
Oui, je l’ai encore en travers celle-là, que voulez-vous que je vous
dise…
Enfin, c’est pas grave, il gagnera le tournoi suivant, voilà tout…
Le premier jeu, on peut dire sans crainte que l’anglais n’a pas vu une
balle, et perd le jeu 11/4.
Par contre, au second, il se bat comme un beau diable, s’accroche à tous
les échanges, et joue un très bon squash. 6/6. Mais il perd le service,
mais époustoufle les spectateurs par son talent de récupération,
réussissant à sortir des coins des balles absolument insortables.
Il sauve une balle de jeu à 8/10, forçant Kneipp à mettre la balle dans
la plaque, mais fait lui-même une faute à l’échange suivant, et perd le
second 11/9.
Parke ne se décourage pas, et prend la tête au 3ème, 5/1. Mais Joe
décide de faire visiter à son adversaire les quatre coins du court, et
finit par épuiser la résistance du vétéran, gagnant ainsi le dernier jeu
9/8.
[8] Joseph Kneipp bat [Q] Simon Parke
11-4, 11-9, 11-8 (42m)
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Renan
:
je culpabilise de ne pas avoir été là pour mon coéquipier ...

Chère Framboise,
Je ne t'ai pas écrit plus tôt car après ma défaite contre Nick, j'étais
déçu et j’avais décidé de mettre le squash en veilleuse pendant 36
heures.
Nick a contrôlé le match, je n'ai pas assez fait l'effort mental de
partir dans des échanges durs et longs et d'appuyer plus mes longueurs,
et ce peut-être à cause de la semaine de repos forcé que j'ai du
observer avant l'US Open pour soigner et reposer mon genou blessé la
semaine avant de partir pour Boston. Et aussi et sans doute parce qu’en
ce moment, Nick est en pleine confiance et qu'il faut être a 110 % pour
avoir une chance de le battre…
Du coup, comme j'ai mis le squash sur la position "off" pendant 36
heures, je n'ai pas vu ce qui s'est passé pendant le match de Thierry et
ne peux donc t'en dire plus.
Si ce n'est que je m'en veux et je culpabilise beaucoup de ne pas avoir
été à ses côtés dans ce moment-là, alors que je le suis toujours
d'habitude, puisque nous nous entraînons ensemble et nous coachons
mutuellement dans les tournois.
Mais,
1) J'étais à une demi-heure de Boston le soir de son match et n'avais
aucun moyen de locomotion pour retourner en ville.
2) Restant jusqu'à la fin du tournoi, j'étais persuadé que ce ne serait
pas le dernier match de Thierry dans le tournoi et que, bien que Simon
soit un adversaire redoutable, il n'aurait pas besoin de moi pour ce
match-là….
Je culpabilisais déjà de ne pas avoir assisté au match alors, imagine,
quand j'ai appris à minuit le soir du match, alors que je dormais déjà
depuis un moment, qu'il y avait eu une collision pendant le match, qu'il
avait perdu et qu'il partait à l'hôpital...
Quand je l'ai eu au téléphone aujourd'hui, il m'a rassuré sur son état
et m'a donné sa version des faits, à savoir qu'après le second jeu, il
n'avait plus rien dans le sac, (peut-être à cause d’une nutrition
insuffisante dans les heures qui ont précédé le match), qu'il était
essoufflé dès le début de la rencontre et qu'il n’est jamais vraiment
rentré dans le match….
Renan

Kneipp

Palmer
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