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20-Sep, Demis-finales:   
  
[1] Peter Nicol (Eng) bat [8] Joseph Kneipp (Aus)
       11-6, 11-6, 11-6 (37m)
 
[2] Lee Beachill (Eng) bat [4] David Palmer (Aus)
       5-11, 11-3, 11-7, 11-9 (64m)

L’ANGLETERRE AU SOMMET…

Une fois de plus, les Anglais sont les meilleurs.

Enfin, officieusement, disons les Britanniques, car Peter Nicol est né Écossais, et son accent est tout sauf anglais, un peu comme si Raimu avait un jour décidé de devenir Parisien…

Ben oui, c’est pas forcément agréable à dire pour nous franchouillards que nous sommes, mais sur ce tournoi, le classement mondial est parfaitement respecté, et on se retrouve avec le numéro 1 et le numéro 2 mondial en finale de l’US Open (et le titre de numéro 1 mondial est en jeu).

Fini les surprises, on repart dans l’attendu….

NOT TONIGHT JOSEPH ...

Les anglais citent souvent une phrase attribuée à Napoléon, « not tonight, Joséphine », pas ce soir, Joséphine.

Alors, mon titre, pas mal, non ?

Le Joseph Kneipp en question, qui a fait son apparition dans les 10 meilleurs mondiaux en mai de cette année, est un Australien très jovial, et qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas. Pendant des années, il s’est entraîné avec son frère, qui avait mis ses études universitaires en stand-by pour l’aider. Maintenant que ce dernier est reparti pour finir ses études, Joe s’entraîne (plus sur l’aspect technique qu’il le faisait auparavant) avec la star australienne des années 90, Rodney Martin, à l’Institut des Sports Australien.

Il jouait donc sa première demi-finale de l’US Open, ce qui est déjà en soit un superbe résultat, contre le numéro 1 mondial, le Boss, Peter Nicol.

LE MATCH

Kneipp prend rapidement la tête 4/0, mais Peter marque 4 points d’affilés pour revenir à 4/4, et avec une balle de jeu qui dure 1 minute et demie, truffée de coups et de récupérations qui n’ont pas encore été inventés, l’anglais époustoufle les nombreux spectateurs présents, et gagne le premier jeu 11/6.

Coleen décrit le second comme « un jeu du chat et de la souris », avec un Peter juste un tout petit peu meilleur à jouer les chats que les souris, et qui l’emporte sur le même score, en seulement 11 minutes.

Le 3ème est aussi accroché que le premier, 4/4 en 6 minutes, mais le Boss passe à la vitesse supérieure, et sans souffrir ni pousser, remporte le 3ème et dernier jeu encore 11/6.

     [1] Peter Nicol (Eng) bat [8] Joseph Kneipp (Aus)
            11-6, 11-6, 11-6 (37m)



PALMER RÂLE - BEACHILL EN FINALE

Coleen nous dit que durant les 8 premières minutes du match, le son de la plaque retentit bien trop souvent à son goût… Elle pense que ou les deux joueurs s’échauffaient, ou ils manquaient de sels minéraux….

Non, elle n’a pas aimé le premier jeu : accroché, j’arrête et je reprends, des fautes directes, de nombreux lets, des décisions d’arbitrages contestées, arbitrage qui fut sur la sellette tout le long du match.

Mais le numéro 4 mondial, ex-numéro 1 et ex Champion du Monde David Palmer finit par imposer son jeu avec autorité, et grâce à de nombreuses fautes de Lee Beachill, prend le jeu 11/5.

À l’entrejeu, Peter Nicol dispense son savoir à son coéquipier, et visiblement fait mouche. Lee décolle pour mener 6/0 dans le second, et étouffe littéralement son adversaire qui ne marquera dans le jeu que 3 points.

Dans le 3ème, à 3/3, un Palmer frustré fait quatre fautes d’affilées en un temps record, ce qui n’est pas pour déplaire au joueur de Pontefract, qui rapidement se saisit du jeu 11/7.

Coleen semble penser qu’un « no let » contre Palmer à 8/7 pour lui dans le 4ème a énormément affecté l’Australien, permettant à Beachill d’égaliser 9/9, et enfin d’éliminer le champion de l’US Open 2002 en gagnant le jeu 11/9.

     [2] Lee Beachill (Eng) bat [4] David Palmer (Aus)
            5-11, 11-3, 11-7, 11-9 (64m)


FINALE

Je pense que cette finale sera intéressante. Beachill, la régularité, la précision, la technique. Nicol, la souplesse, la récupération, la ténacité.

Oui, je pense que c’est un match (si Nicol ne s’écroule pas comme il le fait de temps en temps récemment) qui pourrait bien devenir un classique du genre…

Enfin, on connaît mes talents de prédictions….


Colleen Turner, l’attachée de presse de l’US Open et Howard Harding, le porte-parole du PSA


 

Nicol v Beachill

HEAD to HEAD






 

Ce soir, Peter jouait trop précis pour moi. Mais je ne suis pas mécontent de ma performance. J’ai trouvé une bonne longueur, et j’ai réussi à limiter la surface de l’avant du court dont je n’avais pas le contrôle…
               
  Joe Kneipp




 

Mes déplacements sont bons, très fluides … et je ne suis pas du tout fatigué.
   
                
Peter Nicol







 

J’étais parfaitement en contrôle. Je m’en suis rendu compte en particulier au 3ème et au 4ème. Je suis content aussi de ma précision, et j’ai hâte d’être à demain.
   
                  
Lee Beachill



Numéro 1 mondial ...

Notre spécialiste des chiffres et des statistiques, Mr Histoire et Mémoire du Squash, j’ai nommé Mr Howard Harding, attaché de presse du PSA, nous signale que ce match aura des conséquences bien plus importantes qu’un simple titre de Champion de l’Open US.

En effet, comme aurait dit Pagnol, « c’est là que la partie se gagne, ou se perd… »

Le titre de numéro 1 mondial est en jeu.

Celui qui gagne le match soit reste numéro 1 mondial (si c’est Peter Nicol, et ce pour le 61ème mois), ou le devient (si c’est Lee Beachill, ce qui ferait drôlement plaisir à toute une région de l’Angleterre, le Yorkshire, et le Club de Pontefract en particulier, sans oublier son entraîneur et ami, Malcolm Willstrop….).

Notre Thierry est hors course, du fait de sa défaite au premier tour, mais grâce à sa victoire à Hong Kong, il devrait conserver sa place de numéro 3 mondial….

Nicol v Beachill

HEAD to HEAD

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