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21-Sep, Finale:       TABLEAU
  
[2] Lee Beachill (Eng) bat [1] Peter Nicol (Eng)
      11/8, 11/9, 11/9  (42m)

LE ROI EST MORT,

VIVE LE ROI….


Eh oui, pour la deuxième fois de suite cette année, le Boss a courbé l’échine devant son compatriote Lee Beachill, lui abandonnant ainsi ses deux couronnes, celle de Champion de l’US Open, et celle de Numéro 1 mondial.

Les bouteilles de bières doivent mousser ce matin à Pontefract, club du clan Beachill/Willstrop….

On sentait que ce jour était inévitable, que Beachill, sa régularité métronomique, sa longueur meurtrière, et son « shot delay » (capacité à ne jouer son coup qu’au dernier moment) ne pouvait que le placer sur la marche suprême. Eh bien, ce jour est arrivé…

LE MATCH

Lee prend la tête 9/5, prenant Peter à la gorge, qui tente bien de revenir, marquant 3 points d’affilés, mais Beachill a trop d’avance, et prend le jeu 11/8.

Peter commence bien le 2ème, 3/0, mais Lee sent le danger, et égalise 6/6. A 7/6, les deux adversaires bataillent pendant un échange de folie pure qui va ébahir des spectateurs médusés, échange qui dépasse les deux minutes, pour égaliser le score une fois de plus à 7/7. Mais Peter, fatigué, va faire quelques tôles, et en 15 minutes, Lee Beachill se rapproche dangereusement de la victoire en s’imposant dans le 2ème 11/9.

7/0 dans le 3ème marque le début de la fin pour Peter, pense-t-on. Mais c’est mal connaître le Champion, qui va remonter le Kilimandjaro pour revenir à 7/8.

Une balle dans la tôle, et Beachill reprend le service, 9/7.

Peter gagne le point suivant, et force Beachill à la faute dans l’échange d’après, 9/9.

Peter joue ses dernières balles. Il y met ses dernières forces, se jetant littéralement sur la balle, mais cela ne suffit pas, et Beachill décroche sa première balle de match, 10/9.

Et là, une décision d’arbitrage décrite de « pitiful » par Coleen, ce qui veut dire « minable », donne le match à Lee Beachill, qui s’empare du titre de Champion de l’US Open en 42 minutes.

Et de la première place mondiale….
 


Colleen Turner, l’attachée de presse de l’US Open et Howard Harding, le porte-parole du PSA


 

Nicol v Beachill

HEAD to HEAD

 




 

Lee mérite la victoire. Dans les deux premiers, il était tout simplement meilleur que moi. Il était plus précis, et est mieux rentré dans le match que moi. Dans le 3ème, je suis bien revenu, et la décision d’arbitrage qui lui donne le match m’a fait mal aux côtes…
   
                
Peter Nicol







 

“Peter a bien joué dans les deux premiers, mais « tout vient à qui sait attendre … ». J’ai été patient, et dans le 3ème, je me sentais en pleine possession de mes moyens, à part des ampoules qui me déchiraient le pied… Mais je suis content du résultat.”
   
               
Lee Beachill

 

UN ORDRE NOUVEAU ?

Moui, pas sûre, mais des changements, ça, c’est sûr.

L’US Open 2004 restera dans ma mémoire comme un
tournoi « bizarre ».

Alors, oui, de bonnes choses, comme par exemple, un Renan blessé quelques jours avant le début du tournoi, et qui se qualifie pour le premier tour, même s’il perd contre Matthew ; le junior en forme du moment, ou la montée d’un nouveau joueur anglais, Peter Barker, dont vous entendrez parler encore et encore ; la bonne forme de Peter Nicol, car il arrive quand même en finale sans s’être trop dépensé….

Mais Ryding, le Canadien, qui sort Shabana, Dan Jenson, l’Australien, qui dégage John White en 3, et bien sûr, bien sûr, Thierry Lincou sorti au premier tour par un vétéran de talent certes, mais vétéran tout de même….

Non, ce tournoi ne restera pas dans ma mémoire comme
un bon souvenir…

Mais qu’importe mes souvenirs, 2004 aura été une superbe année pour Lee. Le 5 mai, sa compagne lui offre le plus beau cadeau du monde, un fils superbe (eh oui, je l’ai vu), prénommé Ben. Et Lee arrive en finale des Nationals Britanniques, devient numéro 2 mondial, gagne l’English Open, aujourd’hui, l’US Open et officieusement la place de numéro 1 mondial.

Il n’a pas cédé à la pression, il a fait son boulot, comme il
sait le faire….

Peter ?

Peter, on va voir. Oui, il commence sérieusement à penser à
la retraite, mais il a encore quelques beaux jours devant lui….

Comme il le me l’a dit lors de l’English Open,
« le jour où j’arrête le squash, je commence à vivre…. »

Alors, je ne m’inquiète pas pour lui….

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