Grand Prix Gerrard Super 8
National Squash Centre, Manchester
22-25 Octobre 2004
Jour 4, 25-Oct:                                         Infos sur le tournoi
Finale:
Thierry Lincou 
bat John White  11/10(3-1), 5/11, 11/9, 8/11, 11/7 (98m)


LES MOTS DE THIERRY À CHAUD...


J’ai été très rigoureux sur ma tactique, tout le match, j’ai fait de bonnes longueurs, j’ai bien alterné vite et lent, le long des murs.

J’ai été un peu plus offensif que lors de mes matchs précédents contre John, j’ai joué plus de double-murs, j’ai fait de bonnes interceptions à la volée, des volées amorties, et à mon avis, c’est ça qui a fait la différence.

À la fin du match, John était un peu fatigué, alors il m’a donné quelques points, mais dès que je relâchais la pression un petit peu, il saisissait l’occasion, et m’assassinait avec ses frappes courtes. Il a gagné de nombreux points comme ça.

Globalement, tout le match a été une bataille du T. John frappe bas, il essaie de volleyer derrière. Moi, j’avais comme consigne de vraiment redresser en parallèle un maximum, pour essayer de le contenir le long des murs et pour ne pas ouvrir le court.

Quelquefois, j’étais obligé de croiser, et là, bien sûr, il a un placement de raquette qui envoie la balle directement dans le nick.

J’ai réussi à jouer très carré, et je pense qu’il s’est senti quelquefois un peu frustré de ne pas pouvoir plus prendre à la volée, car j’ai joué vraiment « tight ».

Je pense que je ne lui ai pas donné beaucoup l’opportunité de jouer son jeu de volée, et il s’est fatigué à aller derrière à chaque fois.

Ma tactique a marché, mais le match était très serré, et ça s’est joué à pas grand-chose. Dans les cinq jeux, c’était vraiment au mental, et à celui qui ne ferait pas la faute…

En fait, je suis venu, je n’avais pas de match dans les jambes, j’ai pris une bonne raclée au premier, et après c’est revenu, petit à petit, et pour finir, je me suis régalé!

                           Thierry Lincou

J'avais un espion sur place qui m'a envoyé des textos tout le long du match pour me tenir au courant. Je n'ai fait que traduire. Malcolm nous enverra son compte-rendu demain...

Jeu 1: "Le premier jeu a duré 24 minutes. White a essayé de prouver que Thierry ne s'écarte pas de la balle. Pour le moment, trop de lets sont demandés..."

Jeu 2: Au deuxième, John se prend un point de pénalité pour « bad language », en d’autres termes, grossièreté. Alors, maintenant, ce n’est qu’un point, et pas un jeu….. Et allez donc…. !

Au 3ème, « le jeu semble se calmer un peu. Thierry aurait avoué avant le match qu’il est mentalement épuisé. White fait énormément de fautes… »

« Bien que Thierry ait mené tout au long du 4ème, il finit par perdre le jeu. Le match a déjà duré 75 minutes… »

Au 5ème, Thierry a récupéré des balles inrécupérables....

LES MOTS DE
JOHN WHITE....


"Bien sûr, je suis un peu déçu, mais c’est une très bonne préparation pour le British Open la semaine prochaine.

Le tournoi était superbe du début jusqu’à la fin, très bien organisé, super sponsorship, la foule était très nombreuse, en particulier des gens de Manchester.

De plus, ils avaient organisé le bar de façon à ce que les gens puissent se promener, discuter, tout en regardant le match, ce qui est à mon avis une très bonne idée.

C’est mieux que de forcer les gens à rester assis tout au long du match.

Non, Paul Walters a vraiment fait du bon travail, et l’année prochaine, il va faire plus grand et plus fort…"

JOHN WHITE


3/4:
James Willstrop
bt Karim Darwish
   11/10(3-1), 11/9, 10/11(3-5),
   11/5 (66m)


5/6:
David Palmer
bat Nick Taylor
   11/9, 11/6, 11/3 (32m)


7/8
Peter Barker
bat Simon Parke
   11/10(4-2), 11/4, 11/7 (39m)

BARKER TROP JEUNE
ET TROP FRAIS….

 
Non, ce n’est pas moi qui parle, mais mon espion… Peter Barker, le jeune anglais, qui remplaçait Lee Beachill, jouait contre Simon Parke, lui-même remplaçant le Boss Peter Nicol, gravement blessé le premier jour du tournoi.

D’après Malcolm, le match de Parke contre Willstrop l’avait bien fatigué, et ses « vieilles jambes » ont paru bien lourdes contre le fringuant Barker.

Barker a commencé très fort, et même si son aîné a forcé un tie-break, Barker a pris le premier 2-0, et a gardé le contrôle tout au long du match.

Une belle victoire qui, comme le dit Malcolm senior, « ne lui fera pas de mal »….


7/8: Peter Barker bat Simon Parke
        11/10(4-2), 11/4, 11/7 (39m)
UN FESTIVAL DE
WINNING SHOTS…

    
Karim Darwish, Champion du Monde Junior 2000 affrontait le Champion du Monde Junior 2002, James Willstrop, et comme tous deux savent manier une raquette, ils ont offert aux spectateurs un superbe spectacle…

Les deux joueurs jouaient le même style de jeu, tout en coups gagnants, se déplaçant bien sur le court, mais c’est James qui gagne le premier au tie-break, 2-0, puis le second 11/9.

Dans le 3ème, l’Egyptien est mené 10/7, mais à la force de sa raquette, sauve 5 balles de match, pour finalement gagner le jeu au tie-break.

Mais Willstrop était tout simplement trop fort ce soir, et dans le 4ème, il mène 8/4. C’est alors qu’au cours d’une collision, Darwish se blesse et commence à saigner.

Quelques minutes d’interruption, et le match reprend.

James termine rapidement 11/5, et gagne une place méritée de 3ème, car ses performances tout au long du tournoi furent superbes…

Dixit Malcolm, of course….

3/4: James Willstrop bt Karim Darwish
   11/10(3-1), 11/9, 10/11(3-5), 11/5 (66m)

PALMER PAS RAVI RAVI…

Un NickTaylor très combattant a offert une jolie résistance à l’Australien David Palmer, qui paraît-il n’était pas trop content de ne jouer que pour la 5ème place…

La vie est dure….

5/6: David Palmer bat Nick Taylor
        11/9, 11/6, 11/3 (32m)

Jour 3, 24-Oct:                                         Infos sur le tournoi
Groupe Head :

Thierry Lincou
bat David Palmer   11/9, 11/4, 9/11, 3/11
(pénalité à 3-2 pour grossièreté, jeu de pénalité pour Palmer)  11/10(2-0) (92m)
Karim Darwish bat Peter Barker  11/5, 11/4, 11/9 (31m)

Groupe Hi-Tec:

John White
bat Nick Taylor     6/11, 11/7, 11/5, 11/6 (44m)
James Willstrop bat Simon Parke    11/9, 11/9, 11/9 (45m)

Finale Femmes:
Jenny Duncalf
bat Becky Botwright   11/9, 11/6, 11/5 (26m)

Alors là, je me marre carrément !

Figurez-vous que dans ce tournoi qui tient plus de la prestidigitation que d’un événement sportif (je vous présente un joueur, et hop, il a disparu !), voilà que notre Thierry national, l’un des « gentlemen » du circuit, qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre, qui ne discute jamais une discussion de l’arbitre, toujours poli, toujours respectueux de ses adversaires, jouant contre un joueur réputé, voire célèbre pour son mauvais comportement sur un court, se prend un jeu de pénalité pour grossièreté !

Permettez-moi de me marrer doucement !

D’après les premières informations que j’ai réussi à obtenir, ce fut un match « horrible » (d’après l’un des officiels sur place), au cours duquel Thierry aurait dit à voix haute « Fuck », et pour cela, perd le jeu.

Effectivement, c’est la règle. Les arbitres ont reçu des instructions très strictes. Le mot « F. », et on doit perdre le jeu (sans avertissement).

Le problème, si on applique les règles aussi strictement pour les uns, il faut les appliquer à TOUS LES JOUEURS et à TOUS LES MATCHS !

Moi, je veux bien tout ce qu’on veut, mais ce que je vois les joueurs de toutes nationalités font et disent sur un court de squash, et s’en tirent sans une égratignure, et sans même un avertissement, comme David Palmer aujourd’hui, qui n’a pas arrêté de discuter, de contester les décisions de l’arbitre, je suis pour le moins surprise (pour ne pas dire carrément hors de moi) lorsque je vois Thierry être pénalisée de cette façon.

Je devais me rendre à Manchester aujourd’hui. Eh bien, laissez-moi vous dire que c’est sans doute une bonne chose que je n’y sois pas allée, parce qu’avec mon tempérament calme, diplomatique et discret, je pense que j’aurais fait quelques vagues….

Enfin, après tout, comme dirait Malcolm Willstrop, « Justice est faite » car Thierry est en finale....



 

LES MOTS DE THIERRY
  
Une fois de plus, mon Thierry m’a épatée. Moi, j’étais hors de moi, bouillante et sur le point d’exploser, et lui, au téléphone, était d’un calme absolu, étonné de la décision, mais très philosophe. Comme dit sa mère, c’est vraiment « le Messager de la Paix », ce petit….
                    Framboise

« Le match était un match très physique. Plusieurs fois, j’ai été bousculé alors que j’essayais d’atteindre la balle. La marmite commençait à bouillir… Et au 4ème, une fois de plus, je vais pour aller chercher une balle devant, Palmer me bouscule, me déséquilibre, et … c’est sorti ! Je ne voulais pas dire de gros mots, c’est sorti tout seul. D'ailleurs, à la fin, je me suis excusé...

Alors, je sais que je n’aurais pas dû le dire, c’est vrai, mais quand même… Pendant tout le match, David n’arrêtait pas de discuter avec l’arbitre, de contester ses décisions, de râler, de sortir du court, d’être très dur, et il ne se prend pas un seul avertissement officiel, aucune pénalité. Et moi, pour une fois que je l’ouvre, je me prends un « game penalty ».

Même David a été très surpris, il est venu me voir, me disant qu’il pensait que c’était une décision très dure.

En plus, j’ai eu peur, parce que quand l’arbitre a dit « game », j’ai pensé qu’il allait dire « game and match » contre moi, et je j’avais perdu le match ! J’ai été très soulagé de me rendre compte que je n’avais perdu que le jeu.

J’ai eu 1 minute 30 pour me remettre. Heureusement, j’avais Isabelle [Stoehr], qui m’a bien calmé, qui m’a dit « Allez, oublie, fais comme si tu étais à 2/2 », et on a parlé tactique.

Pour finir, il ne faut pas oublier que ce n’est pas un tournoi officiel, bien sûr il y a de l’argent à gagner, mais ce n’est pas le British Open, quand même. Alors, le public n’a pas vraiment compris une telle décision, dans un contexte comme celui du Super Gerrard, où l’atmosphère était celle d’un spectacle, plus que d’une vraie compétition….


                   
Thierry Lincou

MALCOLM ÉTAIT SUR PLACE…
  
On peut dire tout ce qu’on veut, mais sur ce coup-là, Malcolm a carrément assuré. Dieu sait s’il m’en sort quelquefois qui me font frémir, mais voilà la traduction littérale de son article.
                                                                      Framboise

« Le match entre David Palmer et Thierry Lincou allait décider du sort du groupe, et ce fut un match monumental.

Lincou gagne les deux premiers de peu, en 9, et Palmer prend le 3ème, sur le même score. Soudain, le drame. À 2/3, Thierry jure, ce qui n’est pas habituel chez lui, contre personne, plus par frustration qu’autre chose.

L’arbitre stupéfait tout le monde en pénalisant Lincou, accordant le jeu à son adversaire, une décision très dure, car rien dans l’attitude de Lincou durant tout le match n’aurait pu faire l’objet d’une quelconque remontrance. Lincou est vraiment un joueur au comportement parfait.

Dans le jeu décisif, Palmer se retrouve au sol plusieurs fois, mais les spectateurs commencent à penser qu’il en fait un peu trop, et lors d’une chute spectaculaire, le kiné s’approche, mais est renvoyé par l’Australien.

Palmer mène 10/7, mais bizarrement, ce nouveau scoring permet les remontées, et Lincou remonte à 10/10. Après une série de longs échanges où aucun des joueurs ne prend de risque, le Français arrache la victoire 2-0 au tie-break, en 92 minutes. »

LE RESTE….
BARKER N’A PAS FAIT LE POIDS

Karim Darwish n’a fait qu’une bouchée du remplaçant de Lee Beachill, le jeune Peter Barker, en 31 minutes, et a dû attendre le résultat du match entre Thierry et Palmer pour savoir à quelle sauce il allait être mangé…

WHITE IMPERIAL

Avec sa place en finale assurée, le Grand John White a laissé le premier jeu à son adversaire, le méritant Nick Taylor. Nick s’est bien battu, mais n’a pu que s’incliner devant le talent de White, qui rencontre maintenant notre Thierry.

Moi, ça ne m’arrange pas, car ce sont mes deux joueurs préférés. Que faire, mon Dieu, que faire ????

Ah que c’est dur, le sport….
WILLSTROP TROP FORT

Le dernier match de la journée valait bien le coup d’attendre, et opposait James Willstrop et le vétéran Simon Parke. Vous n’êtes pas sans ignorer que Parke est très en forme en ce moment, et tout était possible.

Ce fut un match de très haute qualité, très varié, les deux joueurs se déplaçant particulièrement bien sur le court. Les fautes furent rares, et le score parle de lui-même : 11/9, 11/9, 11/9 (45 minutes).

James rencontre maintenant l’Égyptien Karim Darwish pour la 3ème/4ème place.
POUR FINIR
À part le match Palmer/Taylor, qui sera quelque peu déséquilibré, les trois autres devraient être très intéressants, à différents niveaux. Barker/Parke, le jeune loup contre le vieux singe…Darwish/Willstrop, deux prestidigitateurs de la raquette…

... et bien sûr, mes deux joueurs de cœur, Lincou/White, la précision intelligente contre le feu d’artifice….

Thierry à propos de son
match avec Lee Beachill :


« Mentalement, je n’arrivais pas à me battre, c’est pourquoi j’ai fait des erreurs, parce que je n’arrivais pas à me motiver. Et en plus, je n’avais pas joué de match depuis l’US Open, je n’avais pas de repère, je n’arrivais plus à trouver mes longueurs, j’avais perdu mon timing. Il a fallu que je me remette dans le bain très vite…. »
                                  
Thierry Lincou
         
Jour 2, 23-Oct:                                         Infos sur le tournoi
Groupe Head :
David Palmer bat Lee Beachill         11/7, 11/9, 4/5 (rtd) (42m)
Thierry Lincou bat Karim Darwish    11/7, 7/11, 11/9, 11/10(2-0) (55m)

Groupe Hi-Tec:
James Willstrop bat Nick Taylor         8/11, 11/6, 11/6, 11/8 (40m)
John White bat Simon Parke             11/7, 11/8, 11/10(2-0) (50m)

Demi-Finale Femmes:
Becky Botwright bat Jenna Gates     11/6, 11/9, 11/8 (20m)
Jenny Duncalf bat Rachel Willmott     11/6, 11/4, 11/2 (17m)
LINCOU :
PLUS DE DÉTERMINATION ?


D’après Malcolm, Thierry était plus combatif aujourd’hui contre Karim Darwish qu’il ne l’était hier contre Lee Beachill. Sa détermination, sa précision, ont fini par l’emporter sur les amorties jouées le plus souvent du fond du court de l’Égyptien.

Thierry a toujours mené en termes de jeu, 1/0 puis 2/1, mais était mené au 4ème. Revenu pour forcer le tie-break, il finit par remporter le jeu (2-0) et le match en 55 minutes.

Mon espion sur place m'a dit que le match avait été très "physique", pas dans le mauvais sens du terme, mais qu'au bout du compte, Thierry était plus déterminé que son adversaire...

Demain, Thierry rencontre David Palmer. Pas de bol, notre français, lui, il aura joué tous ses matchs, et tous ses adversaires originaux….

   Thierry Lincou bat Karim Darwish
       11/7, 7/11, 11/9, 11/10(2-0) (55m)
WILLSTROP/TAYLOR :
MATCH D’EXHIBITION


Je ne voudrais pas sembler méprisante, mais j’ai été très étonnée lorsque j’ai appris que Nick Taylor faisait partie des 8 invités au Super Gerrard. Oui, c’est un joueur très aimé, très respecté à Manchester, qui fait beaucoup pour le squash, pour les jeunes qu’il entraîne, mais au niveau squash pur, il n’est pas vraiment dans la même ligue que les autres…

Et après le retrait de Nicol, de Beachill, l’arrivée de Simon Parke, et celle probable de Peter Barker demain, le tableau tient plus de l’exhibition que d’un tournoi proprement dit.

Nick et James se connaissent très bien, ils font des matchs d’exhibitions tous les deux (j’en ai vu un, très agréable), et je pense qu’ils ont fait un petit la même chose aujourd’hui.

Taylor a très bien joué dans le premier jeu, qu’il remporte 11/8. Willstrop remportera les trois jeux suivants, devant des spectateurs ravis de voir des joueurs jouer un bon squash, sans aucune let demandé…

   James Willstrop bat Nick Taylor
       8/11, 11/6, 11/6, 11/8 (40m)

SIMON PARKE
S’EST BIEN BATTU…


Appelé à la rescousse, le revenant de Nottingham, Simon Parke, affrontait aujourd’hui John White, remplaçant au pied levé Peter Nicol.

Il s’est bien battu, pendant 50 minutes, mais n’a pas réussi à prendre un seul jeu au grand Australo-Écossais….

John est sans doute qualifié pour la finale, ayant gagné ses deux matchs, et je ne vois pas comment Nick Taylor pourrait l’inquiéter demain….

John White bat Simon Parke
   11/7, 11/8, 11/10(2-0) (50m)
ET POUR FINIR

Comme vous le savez tous maintenant, le numéro 1 mondial, le « vrai anglais » comme on l’appelle ici (référence aux racines écossaises de Peter Nicol...), Lee Beachill, s’est retiré du tournoi pour froissement d’un adducteur.

D’après Malcolm, ce n’est pas très sérieux, pour Paul Walters, l’organisateur du tournoi, la présence de Lee au British Open pourrait être compromise. On verra bien.

Avant l’abandon de Lee, Dave Palmer était paraît-il en parfait contrôle de la situation, et menait facilement 2 jeux à rien. Pas de bol, il a l'air en forme le Palmer...

Allez Thierry!!!!!!!!!!!

 

Jour 1, 22-Oct:
Groupe Head :
Lee Beachill bat Thierry Lincou        11/10 (2-0), 11/4, 11/3 (39m)
Karim Darwish bat David Palmer     11/10 (3-1), 11/7, 11/9 (37m)
  
Groupe Hi-Tec :
John White bat James Willstrop      11/4, 7/11, 11/10 (2-0), 11/10 (9-7) (64m)
Nick Taylor bat Peter Nicol              11/9, 3/11, 2/11, 2/1 rtd (36m)
THIERRY : PAS BON DEBUT….
  
Oui, j’enfonce des portes ouvertes, mais que voulez-vous que je dise… Je n’ai pas vu le match, et je n’ai que deux phrases à vous traduire :

« Après avoir joué un premier jeu sans réelle substance, Beachill a dominé le 2ème et 3ème jeux saisissant toutes les opportunités possibles pour contrôler le rythme des échanges, en combinant balles hautes et feintes ».

« Le Français combatif fut dans l’incapacité de contrôler la longueur des échanges, et le toucher délicat du numéro 1 mondial força son adversaire à des fautes inhabituelles. »

Malcolm, qui a vu le match, nous dit « Il n’y a pas eu de match. Un Lee très confiant n’a pas lâché prise dans le premier, puis a mené tout le reste de la partie. Au 3ème, il acheva un Lincou découragé. »

Toujours là pour nous remonter le moral, le Malcolm…
LE MATCH DU JOUR

Eh oui, une fois de plus, « Flash » John White et James Willstrop ont ravis les foules venues nombreuses pour assister à cette première édition du tournoi.

64 minutes d’un très beau squash, joué à un rythme d’enfer, les deux joueurs jouant à la même vitesse, punissant la balle pour tous les péchés du monde.

Malcolm :
« Bien qu’ayant mené tout au long du 3ème, James perd le jeu. Le 4ème fut à vous couper le souffle, avec des échanges merveilleux d’invention et d’attaque, se terminant par un tie-break d’anthologie, 9-7 pour John »

Ah ces deux-là, quels artistes….
 


PETER : MAUVAIS, TRÈS MAUVAIS…

Nick Taylor, le « Héros de Manchester » s’est bien battu contre le numéro 3 Mondial Peter Nicol, réussissant à lui arracher le premier jeu.

Peter se reprend bien, gagne confortablement le 2ème et le 3ème, ne laissant que quelques miettes à son adversaire.

Mais soudain, au début du 4ème, il tombe lourdement, et se blesse au genou (on craint une déchirure des ligaments).

Peter devait jouer Jeudi à Londres contre son vieux rival Jonathan Power, dans un match « amical », qui semble maintenant fort compromis, comme l’est sa présence au British Open.

La carrière de Peter, un athlète sans faille pendant tant d’années, semble de plus en plus fragile…
DARWISH :
3 SETS SERRÉS


On n’attendait David Palmer, Champion en titre du British Open, 4ème mondial, et ce fut Karim Darwish, 8ème mondial qui créa la surprise de la journée.

Les sets furent accrochés, mais l’Egyptien s’installa sur le T, devant son adversaire, trouvant de superbes angles et de belles amorties « cotoneuses », forçant l’Australien à l’inconstance…

Malcolm a pensé que le match, tout comme celui de Beachill/Lincou, était très « one-sided », « que d’un côté ».

Encore déçu, le Malcolm..