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23-Oct-04
Framboise,
Un petit mot rapide sur le match franco-francais :
À part le premier jeu, où Greg a rapidement pris de l'avance, les 2
suivants ont été très disputés, au bon sens du terme ! Les matchs entre
compatriotes sont souvent tendus, mais celui-ci ne connut aucun accrochage,
preuve de respect entre Greg et moi.
Les échanges furent longs, ça a joué très tactique, je fus même très
surpris que Greg joue tout le match dans mon registre, faisant preuve de
beaucoup de patience alors qu'il est capable de jouer vite.
"Le court est chaud et, avec le tin haut, j'étais obligé de jouer comme ça"
me dira Greg après le match, content de jouer en Europe après deux
semaines aux États-Unis, où, bien qu'il ait gagné le tournoi de Détroit,
il n'était pas content de la qualité de son jeu, voire très mécontent. "Depuis
que je suis revenu en Europe, je rejoue beaucoup mieux" ajouta t-il.
Durant le match, il n'y eut pratiquement pas de fautes directes. À chaque
fois, il a fallu que l'un de nous rentre un coup gagnant pour gagner le
point. Ça a joué collé et précis.
Le destin choisit son camp à 10/9 au 2e jeu, un boast du bout de la
raquette de Greg prit un effet plus que surprenant et réussit à atteindre
le mur frontal, et moi, tellement surpris et gêné par la trajectoire de la
balle, je mis la balle dans la plaque.
Le même coup se reproduisit au 3e jeu mais en ma faveur cette fois-ci et
Greg mit aussi la balle dans la plaque. Mais ce n'était pas à un moment
aussi crucial du jeu qu'au second.
Quelques coups gagnants plus tard, c'est Greg qui me serrait la paluche en
vainqueur !
Je lui laisse donc le soin (involontairement bien sûr !) de défendre nos
couleurs dans le tournoi, bonne chance Greg...
Quant à moi, avec les autres victimes du jour, je vais juste aller humer
quelques heures les parfums de la vie nocturne de Budapest, paraît-il très
réputée !
Il convient de signaler l'excellente organisation du tournoi, qui est
pourtant le premier de cette envergure depuis 8 ans en Hongrie, pays où le
squash n'est pourtant pas très développé.
Avec, en prime, un organisateur qui gagne à être connu pour son dévouement
(je vous fais grâce de son nom, parfaitement imprononçable), et qui a
fabriqué lui-même le court vitré, en n'ayant vu un court vitré qu'une
seule fois "en vrai". Pour le reste, il se contenta de photos comme source
d'inspiration !
À l'unanimité, les joueurs aiment beaucoup ce court. Moi, ne faisant pas
partie des 4 premières têtes de série, je n’ai pas eu le privilège de
jouer dessus...Renan Lavigne
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Open de
Hongrie
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17-Oct-04:
Tournoi
d'Oslo:Framboise,
Ma réaction à ma défaite prématurée à Prague ne s'est pas fait attendre
puisque j'ai battu Peter Nicol 3-2 (9-7 au cinquième jeu), hier, en
demi-finale de l'Open d'Oslo.
Ce tournoi, sponsorisé par Mamut, le même sponsor que l'English
Open, n'est pas un tournoi PSA mais pourrait le devenir l'année prochaine,
et le plateau est très relevé puisque je joue John White en finale cet
après-midi.
« Même si ca ne compte pas pour le classement PSA, une victoire sur Peter,
ma première, représente toujours quelque chose, c'est un tel Monsieur.
J'étais pourtant déjà 'dans le rouge' après le premier jeu, que j'ai
remporté, et je n'ai rien pu faire dans les deux suivants, si ce n'est
laisser passer l'orage et tenter de reprendre des forces.
À 0-3 dans le quatrième, il a commencé à son tour à accuser le coup, et
j'ai alors donné ce qui me restait. Et ça a payé, même si j'ai mené
facilement au 5e avant qu'une réaction d'orgueil de sa part sans doute, ne
lui permette de revenir à 7/7. Nous sommes restés à 7/7 un bon moment,
puis j'ai tenté le tout pour le tout, et c'est passé.
Ça me fait maintenant penser que Prague était un accident mais aussi, que
je dois revoir ma préparation mentale car j'aborde les matches PSA très
contracté, alors que pour les autres matchs, c’est tout l'inverse. »
Renan Lavigne
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Comme
vous le voyez, notre Renan, numéro 3 Français, a parfaitement
compris comment se servir de ce site. Il m’envoie régulièrement des
petits mots, et me tient (enfin, vous tient) au courant de sa
carrière.
Alors, si les autres joueurs ont le temps et la possibilité de faire
de même, n’hésitez pas ! Je trouve que ce que les joueurs, ce que
les entraîneurs ont à dire, est bien plus intéressant que tout ce
que nous, pauvres mortels, ont à bafouiller….
Si on arrivait à avoir une correspondance régulière des joueurs, on
pourrait créer une rubrique « coin des joueurs », ou quelque chose
du genre, qui offrirait des « nouvelles fraîches » des joueurs et
entraîneurs sur le circuit…
Enfin, si cela vous paraît être une bonne idée, envoyez-moi des
petites missives...
Framboise |
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15-Oct-04:
Czech Classic
Framboise,
Comme tu me demandes des explications à ma
défaite à Prague, eh bien, je prends mes
neufs doigts, pour te donner des éléments de réponse :
Je n'aime pas avoir des excuses après une défaite, donc j'appellerais cela
plutôt d'éventuelles explications.
Tout d'abord, il ne faut absolument rien enlever au mérite d'Alex Stait,
qui a très bien mené sa barque, profitant de mes errements et rentrant de
nombreux coups gagnants. Il a mérité sa victoire alors que moi, très
crispé avant et pendant le match, je lui ai facilité la tâche en jouant à
l'envers, trop court et trop large, ce qu'il exploita très bien.
Pour avancer, il convient maintenant de savoir pourquoi je me suis
retrouvé dans cet état.
Ma blessure à un doigt de la main gauche ne m'a absolument pas handicapé
physiquement, aucune gêne physique, en revanche, mentalement, je n'étais
pas au mieux, puisque avant mon départ pour Prague, le médecin qui m'avait
ausculté, m'avait dit que je devrais peut-être subir une opération, d'où
une profonde inquiétude de ma part.
De plus, le week-end précédent Prague, j'avais joué le
tournoi
national de Dijon, avec toute la fatigue que cela engendre, et j’étais
rentré tard à Paris le dimanche soir, pour me relever à 5 heures le lundi
matin pour prendre l'avion pour Prague à 8 heures, d'où une très courte
nuit, pas idéale pour une préparation à un tournoi.
Sans oublier que le vendredi, veille du tournoi de Dijon, je m'étais déjà
levé à l'aube pour prendre le train Zurich-Marseille (7 heures 30 de
voyage) afin d'être présent à 17h30 à la remise des Trophées du Conseil
Général des Bouches-du-Rhône pour les meilleurs athlètes du département,
et étais reparti aussitôt la cérémonie terminée, vers Dijon, avec au
passage quelques heures de train supplémentaires...
Ajoutez à cela une brouille depuis quelques semaines, avec Paul
Sciberras, mon entraîneur, et vous comprendrez que je ne m'étais pas
mis dans les conditions de préparation requises pour la compétition de
haut niveau.
J'ai fait des erreurs de préparation et je les ai payées "cash". En étant
tête de série numéro un du tournoi à Prague, j'avais tout à perdre. Et
j'ai tout perdu. Des points, de la crédibilité et de la confiance.
J'apprends encore et toujours.
Je suis rentré à Paris dès le lendemain matin de ma défaite, encore une
fois aux aurores, afin de consulter au plus vite Régis Boxelé, le
médecin de l'Équipe de France, qui est d'une très grande disponibilité et
d'une toute aussi grande efficacité, et qui m'a tout de suite rassuré en
me disant qu'après avoir demandé l'avis d'un spécialiste de la main, une
opération à cet endroit-là (ligament extenseur de la dernière phalange
d'un doigt) était trop délicate et que le port d'une attelle pendant six à
huit semaines garantissait la cicatrisation à 90%.
Me voilà rassuré. Je vais maintenant me reposer quelques jours, en
profiter pour voir mes amis que je vois trop rarement et qui me manquent
et puis réattaquer la préparation pour les prochaines échéances,
Budapest et le British
Open.
Première conséquence tirée de ces erreurs de préparation, je me suis
retiré du Canadian Classic, mi-novembre à Toronto, afin d'éviter
les fatigues d'un voyage outre-Atlantique supplémentaire et surtout, de
bénéficier de plus de temps pour m'entraîner et me préparer avant le
World Open, au Qatar, fin novembre.
Renan Lavigne |
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10-Oct-04:
Hello
à tous,
Juste une mauvaise nouvelle me concernant :
Je me suis fait une rupture du ligament extenseur du 4e doigt de la main
gauche ce dimanche lors de l'Open
National de Dijon, que j'ai toutefois remporté.
"Ca m'est arrivé au premier jeu de ma demi-finale contre Fabien
Verseille, sur un simple contact avec lui à l'avant du court, et j'ai
tout de suite vu que mon doigt avait subi un choc, mais j'ai pu continuer
sans problème même si, lorsque le médecin m'a annoncé son diagnostic entre
deux jeux, j'étais bouleversé. Et puisque je n'éprouvais aucune gêne, sauf
pour lancer la balle au service, ni douleur, j'ai pu disputer et remporter
(3-0) également la finale face à Mathieu Castagnet, vice-champion
d'Europe Junior, en portant une atèle"
Je pars donc quand même ce lundi pour disputer le
Czech Classic à Prague, qui débute
mardi, et consulterait un spécialiste de la main dès mon retour sur Paris
vendredi. Mais selon Jean-Marc Poupel, le médecin sur place, il est
possible que je doive subir une opération.
Moi qui ne me blesse jamais, ça fait deux blessures en à peine plus d'un
mois. La trentaine (dans vingt jours excatement) frapperait-elle à la
porte?
Renan Lavigne |
Open
National
de Dijon
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