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ISABELLE STOEHR :
ELLE REVIENT DE TRÈS LOIN…
Partout où elle va, Isabelle Stoehr, 25 ans , numéro 1 française, 15ème
mondiale, incarne tous les espoirs de la France.
Et quelquefois, c’est une responsabilité bien lourde à porter. Son
entraîneur, Jean-Luc Bonetat (pour ceux qui aurait vécu sur la lune depuis
une quinzaine d’année, le père de Julien, premier français dans les top 15
mondiaux), est aussi un second père pour la jeune fille. Lorsqu’à
l’adolescence, elle a perdu sa mère, Jean-Luc et son épouse Marie,
propriétaires du fantastique Squash des Carnaux (où j’ai passé des heures
et des heures à désapprendre ma technique…) l’ont prise sous leur aile.
Le squash, c’est bien beau, mais quand ça s’arrête, on fait quoi ? Bien
conscient des limitations d’une carrière de sportive de haut niveau,
Jean-Luc lui conseilla de se concentrer sur ses études, le temps d’obtenir
un diplôme commercial. Chose dite, chose faite.
Et Isabelle revint sur le circuit, plus déterminée et talentueuse que
jamais.
Quelques semaines avant Rennes, elle s’est blessée à Chicago lors d’une
collision avec Rebecca Macree, et a du déclarer forfait. Avec l’équipe de
France, elle a préparé les Championnats d’Europe en proie à une douleur au
bras droit intolérable. Pour le bien de l’équipe, elle a serré les dents.
« Il y a trois jours, je ne pouvais pas taper la balle », m’a déclaré avec
un sourire baigné de larmes la Française quelques secondes après sa
victoire dans le match décisif de la compétition. « Mais il fallait que je
joue, pour l’équipe. J’avais une bonne préparation physique, mais depuis
Chicago, je n’ai pratiquement pas joué de matchs ».
Oui, immense la pression. Mais la petite fille (pour moi, elle sera
toujours la petite crevette qui courrait partout au club, avec une
raquette bien trop grande pour elle) a rempli son contrat, et de belle
manière. Son dernier match contre la belge Kim Hannes en 4 sets a donné à
la France son plus beau classement, une troisième place en Championnat
d’Europe.
Merci Isabelle.
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